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2020.07.31 Lifestyle

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Quatre incontournables au musée MUCEM à marseille

Le MUCEM de Marseille retrace l'histoire de cinq vêtements qui ont traversé le temps : le débardeur, le jogging, l'espadrille, le bleu de travail et le kilt. Comme sur quatre d'entre eux qui déshabillent !


Le débardeur
Le débardeur

Depuis la fin du XIXe siècle, il est le symbole de la virilité, de l'ouvrier « qui en a » mais aussi le signe de l'extrême sexyness comme l'a prouvé Matt Dillon, à croquer dans son Marcel blanc de Rusty James (1983).  Mais le débardeur n'est jamais aussi bien porté que lorsque les femmes se l'accaparent dans l'entre-deux guerres, comme René Perle qui l'enfile sans soutien-gorge sous l'objectif de Jacques-Henri Lartigue, par exemple. 


Jogging
Le jogging

Il est l'uniforme sportif des universités anglaises et américaines à la fin du XIXe siècle. Pratique pour trottiner ou se reposer après l'effort sans attraper un rhume, il devient un emblème du streetwear à la fin des années 1970. « Aujourd'hui, la représentation du jogging est partout dans l'art car le hip hop est devenu une culture mondiale qui a évolué par soubresauts jusqu'à devenir une culture globale. », expliquent Isabelle Crampes et Coline Zellal, les deux commissaires de l'exposition.


Bleu de travail
A Le bleu de travail

Il est l'exemple type du vêtement répondant à une fonction qui définit son esthétique : en pleine révolution industrielle, la couleur bleue est celle du monde ouvrier en opposition au blanc des supérieurs hiérarchiques. Le bleu de travail est avant tout pratique  l:e coton dont il est confectionné permettant un lavage facile et une protection contre les accidents, comme le feu. Le concept de combinaison de travail trouve un écho chez les créateurs de mode au tournant du XXIe siècle, qui en font un élégant habit féminin comme Viktor & Rolf, Kenzo ou Prada.


L'espadrille
L'espadrille

La longue marche de l'espadrille vers la voie du cool a mis un temps infini. Il y a quatre mille ans, elle chaussait Grecs et Égyptiens de sa semelle souple faite de fibre végétale tressée. Elle fut « espardenya » en Catalogne pendant le Moyen-Âge – avec ou sans lacets noués autour de la cheville. Mise au placard dans les années 1970 car jugée trop ringarde. Elle est aujourd'hui le vêtement à la mode estivale que l'on porte à la plage enfilée en savate ou de manière plus chic, comme Grace Kelly dans « La Main au collet »  (1955). 




« Vêtement modèles » : jusqu’au 6 décembre 2020 au MUCEM. Bâtiment Georges-Henri-Rivière, 13002 Marseille.

MUCEM MARSEILLE


Christine Lerche
pour 1nstant.fr
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